Béjaïa Maison de la culture Taos Amrouche Yennayer fêté en apothéose

Béjaïa Maison de la culture Taos Amrouche Yennayer fêté en apothéose

Béjaïa Maison de la culture Taos Amrouche Yennayer fêté en apothéose

Fidèle à sa vocation, la Maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa n’aura pas failli en célébrant l’un des événements culturels et identitaires les plus importants, à savoir Yennayer 2962. Cette occasion, marquante dans l’histoire des berbères, a incité l’équipe d’animation culturelle à ficeler un programme porteur et multidimensionnel regroupant, entre autres, les aspects les plus distingués du patrimoine culturel berbère, qu’ils soient matériels ou immatériels. Durant la journée du jeudi, la Maison de la culture a abrité deux galas artistiques dont l’un, au profit exclusif des femmes, animé par Kripou et Wissem, et l’autre au profit des enfants des centres socio-éducatifs de la wilaya de Béjaïa. Les activités n’auront jamais cessé de s’enchaîner depuis mardi passé. Le hall des expositions a été le théâtre d’une exposition plurielle, organisée par les associations de la région, mettant en valeur les habits traditionnels, les objets de poterie, la tapisserie et l’art culinaire ainsi que l’art pictural. Pour sa part, le théâtre, en tant qu’art majeur, s’est réapproprié son prestige par deux représentations dont celle du monologue intitulé « C’est ma vie », merveilleusement interprété par le jeune talent Belaid Cherdouh, et la représentation du Théâtre régional de Tizi-Ouzou, intitulée « Thawaghit a lmoumnin » de Fouzia Aït El Hadj. Un récital poétique, animé par Fayza Laazizi, et une conférence traitant de Yennayer, animée par Malek Bedjoudi, inspecteur de langue amazighe, ont été aussi au menu de ce riche programme, lequel laisse supposer une volonté profonde des animateurs de la Maison de la culture Taos Amrouche de transformer la structure en un foyer de rayonnement culturel et artistique. [b]… Boudjellil au rendez-vous…[/b] L’association pour la promotion de la femme rurale Assirem de Boudjellil a célébré, en collaboration avec l’association culturelle Azetta de Metchik, le nouvel an Berbère 2962 coïncidant avec le 12 janvier du calendrier grégorien, et cela, parallèlement, au chef-lieu de la commune et au village de Metchik, sous le patronage de l’Assemblée Populaire Communale de Boudjellil. La cérémonie a été inaugurée par les élèves des écoles primaires et du collège de Boudjellil. Un quiz, dont toutes les questions étaient relatives à l’histoire de la région des Ath Abbas et de Tamazgha, leur a été préparé. Tous les participants ont été récompensés par des prix symboliques pour leur contribution. Les organisateurs de cette cérémonie avaient annoncé, à travers les hauts parleurs, le lancement du concours du meilleur plat traditionnel. Les femmes participantes, qui ont fortement marqué cette journée par leurs différentes activités, ont été également toutes récompensées. Les plats présentés variaient entre couscous kabyle et gâteaux traditionnels. Suite à cela, la présidente de l’association Assirem, Mme Aoudjit, a remis des attestations d’honneur à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces festivités, dont une à La Dépêche de Kabylie. « La réussite de la célébration du nouvel an Amazigh est due aux efforts et aux aides de l’APC de Boudjellil, de l’association Azetta de Metchik, sans oublier l’Imam de la mosquée de Boudjellil. », affirme la présidente de l’association. Pour clôturer la manifestation en beauté, tous les présents ont été invités à s’inscrire à la tombola. [b]… Akfadou aussi[/b] Comme de coutume, les responsables de l’association socioculturelle Afous, du village Aït Amara, commune d’Akfadou, ont tenu à marquer de leur empreinte le passage à la nouvelle année du calendrier Berbère, 2962, par un riche programme comprenant plusieurs activités. En effet, c’est sous le slogan « Yennayer deg At Amara », que les festivités ont débuté mercredi 11 janvier, c’est-à-dire la veille du nouvel an, aux environs de 19h, avec la cérémonie d’ouverture suivie par la projection du film « Daawessu Nel’waldine», et d’un reportage sur les sources d’eau du village intitulé « Sur les traces des anciens ». Les deux projections ont été suivies d’une conférence animée par M. Oudjedi Khellaf. Aux environs de 22h, les organisateurs ont donné la parole aux anciens pour des témoignages sur Yennayer. Pour la journée de jeudi 12 janvier, correspondant au premier jour de l’an Berbère, les villageois d’Aït Amara ont renoué avec l’ambiance festive de la veille. A 10h, les nourrissons ont eu droit à leur première coupe de cheveux, puis, une collation réunissant les villageois a suivi, pour que les festivités prennent fin à midi. En parallèle de ce programme grand public, les femmes s’affairaient chez elles à préparer le traditionnel repas de Yennayer, lequel est fait de poulet farci de basilic séché, d’oignons et d’épices. A ces ingrédients (isufar) on y ajoute des petits pois et des fèves concassées, avec un bout de viande séchée et des haricots secs (Lluvian m’layoune). La légende raconte qu’il faut compter sept ingrédients en tout (Sevâa isufar), pour préparer cette fameuse sauce de couscous, et pendant la cuisson, on met dessus le poulet afin qu’il puisse gonfler grâce à la vapeur et surtout donner l’illusion qu’il y aura assez de viande pour tous ! Le président de l’association Afous, qui n’est autre que le jeune Artiste « Baylache », nous dira : « en partenariat avec le comité du village, le programme de notre association s’étalera sur toute l’année en cours, avec beaucoup d’autres activités, notamment l’organisation d’un semi marathon national le 5 juillet procha [b]A. Gana / M. S. / Arezki Toufouti - depechedekabylie.com[/b]
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Anonymous (not verified) Tue, 01/17/2012 - 13:55

yennayer et une fête paienne lié au croyance des berbères prés islamique.

Je ne suis pas pour perpétrer cette tradition polythéiste. Je préféré ne pas fêter les nouvelles années peut importe qu'elle soit solaire, lunaire ou autre.
D’ailleurs nos parents et nos grand parents et arrière grand parent ne l'ont jamais fêté dans le rif seul quelque contré Kabyle le fête.

Fadma Tue, 01/17/2012 - 19:37

[quote]nos parents et nos grand parents et arrière grand parent ne l'ont jamais fêté dans le rif..[/quote]

C'est sûr ?!

Par contre, ce sont eux qui nous transmettent cette culture. De mon coté, j'ai toujours entendu, Yennayer, Haguza, Nissan....etc ça fait partie de nous..

Yennayer est le jour qui marque le changement des grands cycles saisonniers - pluie et labours, moissons et fenaison -. Traditionnellement agraire, il est loin des calendriers religieux de tous types. Cela coïncide avec le 12 janvier de chaque année.

Ainsi, de l’oasis de Siwa en Egypte jusqu’aux îles canaries dans l’Atlantique, de Ghadamès en Libye, des montagnes kabyles jusqu’à Tlemcen dans l’ouest algérien, des hautes terres des Chaouia aux oasis mozabites, dans les hauteurs du rif et de l’Atlas marocains, sur les côtes tunisiennes ainsi que dans toute la diaspora, Yennayer est fêté selon les caractéristiques de chaque région et les traditions de ses habitants, mais l’objectif est le même : présager une nouvelle année féconde.