49ème anniversaire de la mort du héros de Tamazgha, Mohamed Ben Abdel Krim al Khattabi

49ème anniversaire de la mort du héros de Tamazgha, Mohamed Ben Abdel Krim al Khattabi

49ème anniversaire de la mort du héros de Tamazgha, Mohamed Ben Abdel Krim al Khattabi

Le peuple de Tamazgha célébrera le 49ème anniversaire de la mort, le 6 février 1963, de [b]Mohamed Ben Abdel Krim al Khattabi[/b], homme d’Etat et émir de la République du Rif et héros qui rappelle les victoires d’Anoual et de Dhar Obaran du mois de juillet 1921. [b]Mohamed Ben Abdel krim al Khattabi[/b] naquit en 1882 dans la tribu des Beni Ouriaghel, une des tribus les plus puissantes et les plus cultivées du grand Rif, où sa famille possédait une forte influence. Après des études traditionnelles à Ajdir, Tétouan et Fès, il s’installa en 1906 à Melilla où il travailla en tant que journaliste au journal El Telegrama del Rif, enseignant et juge. Devant les injustices du colonialisme exercées dans la région du grand Rif, Abdel Krim, ce veilleur de conscience des peuples opprimés, se souleva avec une armée de paysans rifains assoiffés d’indépendance et de liberté. Les Espagnols, désavoués par la défaite d’Anoual, commencèrent à réfléchir sérieusement à l’évacuation de leur armée. Les Français et le sultan Youssef les encouragèrent d’y rester pour venir à bout d’Abdel krim. Les deux puissances militaires, l’Espagne et la France, ainsi que le sultan des Français, Sultan Youssef, avaient assemblé près de 600 000 soldats, tous corps confondus, une trentaine de généraux, dont Pétain et Franco. L’aviation espagnole et française ont utilisé entre 1925 et 1926 un gaz meurtrier conçu par les Allemands. Le sultan Youssef avait parrainé une escadrille américaine, l’escadrille chérifienne, qui a pris part au largage des armes chimiques sur les populations rifaines. Exilé en 1947 au Caire, il a décliné toutes les offres venant des despotes maghrébins et des leaders des partis politiques qui ont trahi le projet de la confédération d’Afrique du Nord. A sa mort, physique, le président égyptien, Jamal abdel Nasser lui a organisé des obsèques dignes d’un grand chef d’Etat. Malgré l’embargo imposé sur la mémoire d’Abdel krim, ce héros est plus que jamais visible dans toutes les manifestations de ces dernières décennies, beaucoup plus visible que ses fossoyeurs, Allal al Fassi, Hassan II….. Cher peuple libre de Tamazgha, demain c’est la fête d’un grand souvenir. Je vous invite tous à allumer une bougie pour la mémoire de toutes les femmes et tous les hommes libres tombés pour l’indépendance, la liberté et la dignité de Tamazgha et en ayant au passage une grande pensée pour Moulay Mohand. Vive Tamazgha fraternelle, libre et solidaire ! [b]Mohamed El Battiui, président de l’Assemblée mondiale amazigh[/b]
News