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Ali Ajouaou, chantre de l'amour et de la patrie | Fadma.Be

Ali Ajouaou, chantre de l'amour et de la patrie

Tue, 2010-02-09 19:40 -- Fadma
Ali Ajouaou, chantre de l'amour et de la patrie

<b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b>est un homme d’une quarantaine d’année souriant et jovial. Avant d’être un artiste talentueux, c’est avant tout un personnage d’une très grande générosité. Humble, il décrit son parcours avec une certaine nostalgie malgré les vicissitudes. Il raconte les embûches liées à son premier album, son expatriation et sa nouvelle condition en France où il vit depuis quelques années, ainsi que du second album auquel il se consacre en ce moment à corps et âme.<br /><br />Ali a fait ses premiers pas dans les années 70 à Nador, tout près de la Grande Bleue, en fréquentant puérilement Al Intilaqa Attaqafiya (départ culturel). « Je n’avais qu’une dizaine d’années se confit-il. J'aimais beaucoup les spectacles qu'elle organisait. J’étais particulièrement friand de ce qui se passait dans les loges : les artistes n’étaient plus en situation de représentation et je pouvais m’en approcher et même les aborder. A ce moment là, j’étais encore jeune. Mais j’aimais m’imaginer faire partie de tout ce beau monde.<br /><br />Progressivement, en m’y attelant, j’ai réussi à proposer des compositions qui ont plu. Et c’est à partir de là que j’ai commencé à monter sur scène, dans les locaux de l’Association Al Intilaqa Attaqafiya. Je n’étais pas spécialement rémunéré mais j’étais content de pouvoir continuer à fréquenter de grandes vedettes. »<br />Cette association, particulièrement active dans la région en ce temps, a révélé quantité d’artistes de toutes disciplines et a fait bénéficier à notre chantre de sa notoriété. Grâce à cette rencontre fortuite des plus fructifiantes, à son dynamisme et à sa détermination, <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> part, avec enthousiasme et hésitation à la fois, à la conquête des cœurs de la nation des Iqel3iyen de la cité bétonnée et de la rase campagne verdoyante. Un public à l’écoute qui peut néanmoins se montrer assez exigeant tant le terroir est impondérable. Parmi ses premiers spectateurs et fans, s’y trouvaient ses idoles de naguère et non des moindres : Walid Mimun, Khalid Izri… Des maîtres d’envergure qui ont assurément bouleversé la chanson rifaine et dont on retrouve l’influence manifeste dans les compositions de Ajouaou.<br /><br />Ses mélopées sont tout à la fois naïves, agréables, douces, attendrissantes, mélodieuses, souvent mélancoliques… le reflet de sa personnalité. Ajouaou a en effet le cœur sur la main et la tête dans les nuages, dans un ciel limpide ! Il est loin d’imaginer que ce tempérament va l’introduire dans un monde qu’il était à mille lieu d’imaginer : celui de certains auteurs-compositeurs tels que Tidrine, Tifradjas et autres célébrités de la région. Des groupes mythiques qui font des entorses occasionnelles à leurs textes qui se veulent en général porteurs d’un message plutôt engagé.<br />Aucun des Ajouaou, ni le père, ni la mère, ni personne dans la commune de Bni Ansar, non loin de Nador, ne s’attendait à avoir un amedyaz (un troubadour) dans la famille. C’eut été une malédiction ! « Comment un bohémien, un saltimbanque, un baladin parmi nous ? » tonitruaient quelques uns des aînés les plus obtus. C’est que la réputation de l’amedyaz est particulièrement entachée par ici bien que ce poète ambulant ait une fonction sociale des plus respectables. Pourtant, en naissant en 1965, on voulait qu’il soit le médecin, l’avocat, l’homme politique, l’industriel de la famille. Forte heureusement pour nous, une étoile a filé dans l’univers de la poésie guidant Ali vers cette destinée pour devenir un amenkul (prince) élu d’une galaxie bien plus étendue. Et rien ni personne ne peut l’en dérouter. Au point où ce barde des temps modernes dédie, dans son prochain album, un hymne en hommage à l’amedyaz. Un personnage utopiste qui sillonne les vallées pour apporter la bonne nouvelle, la joie, la vie qui le séduit comme il est l’admiration de toute une communauté.<br />Dans cette éloge faite à l’amedyaz, <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> a voulu réhabiliter l’image de ce troubadour autant par le texte que par les sonorités. Il s’est ainsi attaché à y réintroduire les accessoires de prédilection de ce ménestrel visionnaire à savoir : l’adjun (instrument de percussion) et le zamar (instrument à vent long qui se termine au bout par des cornes de veau). Ce sont là les deux outils typiques des imedyazen (pluriel de amedyaz) que délaissent peu à peu les générations de la « word-amazighe ».<br />Comme toutes les chansons de <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b>, celle qui traite de l’amedyaz est optimiste. De plus, elle est l’une des plus rythmées car le troubadour historique est un acrobate énergique. C’est celle sur laquelle Ali a le plus penché. Il dit : « souffle ô troubadour comme il y a naguère, révèles-nous cette vérité qui nous a tant échappée. Ils ont ternie ton image, on a fini par t’abominer. On n’a pas entendu ton évidence, bien que tu l’aies répétée… ».<br />L’année 1989 marque un tournant dans la vie de Ali. C’est à cette date qu’il s’expatrie en laissant derrière lui tous ses repères et ses sources d’inspiration le soleil, la mer, la montagne… les belles choses mais aussi les mauvaises : la marginalisation et l’exclusion des siens, l’injustice…<br />Une vie nouvelle s’offre à lui à Strasbourg où il essaye de s’acclimater tant bien que mal en exerçant différents petits métiers alimentaires en attendant de se réaliser sur le plan artistique. Malgré une forte communauté rifaine dans la capitale alsacienne, Ali ne parvient pas à s’y faire un nom. Rude époque pour ce jeune poète pour qui le soutien de ses semblables était, plus que jamais, appréciable. D’autant qu’il avait en tout et pour tout, en guise de bagage, une guitare folk dans une main et ce qui peut s’apparenter à des déclarations d’amour maladroitement couchées sur des papiers froissés dans l’autre ! Mais Ajouaou est un battant. Il s’obstine dans sa longue quête et trouve écho, non sans difficultés, auprès de structures associatives de l’agglomération strasbourgeoise.<br /><br />Ainsi, enchaînant inlassablement cérémonies familiales, fêtes de quartiers, festivals, Ali réussi à percer contre vents et marrées. C’est à partir de ce moment où il acquiert une notoriété toute relative qu’il est de plus en plus séduit par l’idée de préparer un recueil rassemblant une partie de son œuvre. Ce qu’il parvient à réaliser en 2002 dans la douleur. C’est en effet une étape charnière dans sa carrière car il s’introduit dans un milieu impitoyable malgré les paillettes d’apparences. Ce disque demande d’ailleurs à Ajouaou un investissement important qu’aucun producteur n’accepte d’assumer. Il prend ainsi son courage à deux mains, ses bas de laine et la direction d’Anvers, en Belgique, pour y enregistrer son premier album. C’était le parcours du combattant !<br /><br />Dans ce florilège, fruit d’un long travail dans la solitude et l’incertitude, <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> aborde des thématiques qui ont inéluctablement un lien avec la mère patrie, le Rif, la langue, la vie… avec des ballades pleine de mansuétude telles que tmazight (la langue berbère), tammurt inu (ma patrie), tudart a (cette vie)… évidences auxquelles il est resté très attaché.<br /><br />Ali est un homme éclairé et réfléchi. Il a espoir que sa langue obtienne un statut officiel digne des plus grands idiomes du monde : « Le Rif est ma terre natale, ma culture, mes racines, et mon identité, confesse-t-il. C’est ce qui m’a permis de me construire et m’a offert une langue qui me permet d’exprimer au mieux mes sentiments et mes émotions. De plus, le Rif a besoin de nous pour se développer. Les Rifains comptent sur nous. Chacun de nous a une manière qui lui est propre pour y contribuer. »<br />De tmazight, le cantique phare de l’album, <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> déclare : « C'est une chanson que j'aime beaucoup. Mon message est destiné à Imazighen (Berbères) de savoir que l'identité est intrinsèque. Si on la perd, on perd aussi nos principes et nos valeurs. »<br />Ali a eu l’idée ingénieuse de personnifier la langue berbère et de la doter d’une âme et d’une capacité à percevoir l’amour. Il peut ainsi exprimer sa tendresse et sa délicatesse comme s’il s’adressait à son amoureuse : « Pour toi, j’ai traversé des rivières, j’ai franchi des étangs. Pour toi, j’ai gravi des monts, j’ai pénétré le cœur des sources. Que t’es-t-il arrivé ô tmazight ? Tu es méprisée des tiens, ils ne te portent pas sur leurs langues. Hier tu étais leur reine, où qu’ils aillent tu était leur compagnon… »<br />S’improvisant chevalier servant ménageant péniblement la veuve et l’orphelin, <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> s’inscrit manifestement dans cette lignée d’artistes modernes ayant une conscience politique. Car, malgré l’ingénuité et la fraîcheur des textes, il y a des époques et des lieux où, chanter en tamazight reste un travail délicat, parfois dangereux et un véritable engagement. Il semblerait en effet que, traduire ses convictions par une œuvre de quelque nature que ce soit, est, en soit, une action qui suit une réflexion sur la condition humaine. Ali en l’occurrence s’est souvent senti seul sur une problématique collective.<br />Sur le plan purement artistique, Ali avoue volontiers : « Je crois que j’aurais pu faire mieux ! Car j’étais pris dans une course contre la montre qui m’a déstabilisé. Comme je n’étais pas connu, à chaque fois que je devais prendre le temps de me concentrer et de m’échauffer la voix, il était l’heure de laisser la place dans le studio d’enregistrement à des artistes plus populaires. Il fallait faire vite. Ce qui ne m’a pas permis d’être satisfait de ce travail. »<br />Concernant le second album dont la commercialisation est prévue pour prochainement, <b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> a envie d’aboutir à un résultat supérieur au précédent. Il affirme avoir pris le temps d’en faire un véritable chef-d’œuvre. Entièrement inédits, les morceaux se veulent être l’expression la plus fidèle de son registre. Soucieux du détail, il s’y est investit avec ferveur et justesse.<br />De ce nouveau recueil est issu, notamment, « Eh ya Nadur !» (Ô Nador !). C’est incontestablement la plus douce et la plus significative de son cheminement quelque peu émouvant. Il chante la nostalgie de sa patrie qu’il a quittée et se remémore les derniers instants où il avait encore les pieds en terre rifaine. Durant un court instant, sa vie a défilé devant ses yeux comme s’il était probablement face à la fin de quelque chose. « J’ai eu la chance de passer mon enfance à Nador. J’y ai vécu des moments inoubliables. Aujourd’hui, c’est en France que j’évolue mais mes racines sont là bas. J’y ai appris tout ce que je sais. Ce qui m'a le plus marqué, c'est la simplicité du quotidien des gens. Les Rifains sont proches de la terre ce qui les rend authentiques et humbles. Toute ce mal du pays m’a amené à composer cette chanson où je dis : Je m’en vais m’exiler ô Nador ! Tu resteras dans mon cœur ancré à tout jamais. J’ai sillonné de pays en contrées, de villes en patelins. Je garde, malgré tout, ces souvenirs d’enfance dans lesquels je me suis épanouie. Ô combien de réminiscences me suis-je en effet remémoré. L’azurée de tes flots, la finesse du sable doré de Buyafar, la majesté des cimes des Yat Chichar, la blancheur des fleurs couvrant les plaines de Yat Sidel… Ô Nador ! Rien ne parvient à t’ôter de mon esprit. »<br /><br /><b><span style="color: #CC0000;">Ali Ajouaou </span></b> est avant tout un aventurier altruiste, déterminé et passionné par son travail. Il souhaite partager cette joie de vivre qui émane de ce florilège avec le grand public dont il reste à l’écoute. Son sourire et sa vélocité l’aideront sans doute à trouver un producteur digne de sa virtuosité qui l’accompagnera à parachever son œuvre et à le ramener à l’oreille des mélomanes les plus circonspects.<br /><br /><br /><i>Par : Qio3</i><br /><br /><img src="http://www.fadma.be/sites/default/files/tamazight/ali-ajouaou.jpg" alt="" />

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